Recherche de la vérité
4 Mars 2021
Au Parc
Je m'en allais le cœur au vent,
Dans l'indécis, tel un passant,
Cueillir les jeux et les surprises,
Les graves airs et les sottises
D'humaines gens déambulant
Dans le grand parc ouvert au vent.
Piaillements plus que frivoles,
C'était déjà fini, l'école!
Et l'on courait en se battant,
Le sac trop lourd de faux savants...
Il me sembla par ces francs rires
Retraverser un gai martyre,
A côté d'eux, sur un vieux banc
Qui m'attendait depuis trente ans.
L'encre soudain était humide
Et serpentait en ligne avide
De dessiner le clair printemps,
Quand tout palpite, effervescent!
Charmants coquins, sacrés poètes,
Etonnements toujours en fête,
Merci les gars pour la leçon!
Dus-je leur dire à ma façon.
Me croirez-vous? Je les vis même
Rester ainsi, pleins de "je t'aime",
Soleils vivants, ne plus grandir,
Tellement fous de hauts désirs.
Déjà par deux! Et les petites
Avaient ces yeux qui précipitent
Les vrais serments, les purs hymens
Mettant à jour le noble éden.
J'étais déjà dans d'autres âges,
Sans morts ni pleurs, sans maux ni rages.
L'esprit vainqueur, le cœur léger,
Je m'en allais nouveau, rené,
A dos de vent, par l'éther libre
Où le bonheur sans répit vibre.